Journée de japan addict à Paris

Avec trois amis samedi dernier, nous nous sommes organisés une journée de purs japan addicts à Paris … enfin la journée cinéma gastronomique dont j’avais toujours rêvé !!!

Au programme « le vent se lève » de Miyazaki au cinéma, un déjeuner spécial Okonomiyaki et Takoyaki à Happa Tei, une crêpe gourmande au Princess Crêpe, et quelques desserts à emporter de la pâtisserie Sadaharu AOKI !

« Le vent se lève » de Miyazaki Hayao

D’abord RDV à la séance de 9h15 pour profiter du tarif 6,90€ à l’UGC des Halles 🙂

Petit résumé

« Le vent se lève » de Miyazaki romance la vie de Horikoshi Jiro, un jeune japonais du début du XXème siècle passionné par l’aviation. Sa myopie l’empêchant de devenir pilote, il décide de devenir ingénieur aéronautique, pour que ses rêves prennent corps. Embauché par Mitsubishi, sa brillante carrière d’ingénieur – oscillant entre recherches et expérimentations – est ponctuée de rêves récurrents où son idole, l’ingénieur Caproni, lui explique sa conception des avions et par la même du monde.

Le tremblement de terre du Kanto, la Grande Dépression, la montée du nazisme en Europe, l’épidémie de tuberculose, le parti pris du Japon avant la Seconde Guerre Mondiale, … malgré les bouleversements du monde qui l’entoure, Horikoshi résiste et s’accroche à son rêve de créer un avion parfait. Miyazaki croise le vécu de Horikoshi avec la biographie « le vent se lève » de l’écrivain Hori Tatsuo, où il raconte les derniers moments passés avec sa fiancée dans un sanatorium des Alpes japonaises. Voici donc résumé la deuxième partie du film, racontant l’histoire d’amour entre Jiro et Nahoko, mais je n’en dirais pas plus … (soyez prêts à sortir vos mouchoirs).

Jiro et Caproni en plein rêve

Mon avis sur le film

J’ai adoré la première partie, éclatante, bouleversante, enchanteresse ! Où comment l’amour du ciel, de l’air, de la terre vue du ciel, de la mer, transperce le cœur !
La réalisation Miyazakienne rend bien le sentiment de légèreté, d’envol, et par là-même comprenons cette passion dévorante de Jiro (et de Hayao) pour les avions !

Par contre, la deuxième partie m’a un peu déçue … peut-être que les conventions japonaises, même entre deux êtres extrêmement amoureux, rendaient leur histoire fade voire maladroite. Je n’ai pas ressenti d’effet miroir, d’opposition, entre la première partie passionnée et éthérée, et une deuxième partie douloureuse et dramatique. Au-delà du devoir patriotique, Jiro toujours la tête dans sa conception de l’avion (futur modèle « Zero »), en sacrifie presque la santé de Nahoko, nous faisant finalement douter de son attachement pour elle au profit de son travail.

Cependant je tire mon chapeau sur la toile de fond historique. Le film déroule et expose très justement l’environnement d’un homme effacé mais intelligent, capable de survivre dans un monde devenu hostile, presque fou. Ce doux rêveur finit par contribuer, à son échelle et malgré lui, à la grande Histoire, tout en restant d’une saisissante neutralité. Le film évite tout patriotisme en filigrane ou moindre parti-pris même infime … je m’en doutais du grand maître, mais sait-on jamais.

La dure réalité pour les inventeurs

Happa Tei, le restaurant combo Takoyaki et Okonomiyaki

A la fois tout ému et frustrés, nous nous rendons pour déjeuner à Happa Tei, un tout nouveau restaurant de la rue Sainte Anne ! Spécialisée dans les Takoyaki et Okonomiyaki – boulettes de poulpe et « crêpes » préférées du chat Roméo – la carte propose tout un tas de variantes à des prix imbattables. Pour un menu basique à 13€, vous avez 4 takoyaki et un okonomiyaki bien épais ! Rien à voir avec un okonomiyaki de chez Atsu Atsu pendant une Japan Expo …
La déco rouge est sympa, le service rapide et l’ambiance conviviale ! Bon, les takoyaki manquaient un peu de temps de cuisson, mais avec le monde on peut les excuser  ^_^’

Princess Crêpes, la crêperie plus kawaii tu meurs !

Sur les conseils de Lengo (au carnet d’adresses aussi long qu’un parchemin), nous faisons un tour à Saint Paul, dans le quartier des Marais. Après avoir traversé plein de restaurants de Falafel (qu’il me faudra tester !), nous atterrissons devant une minuscule crêperie, le Princess Crêpes ! On ne peut pas faire plus kawaii au cm² : du rose, des bonbons, des cœurs, tout partout !!! Les crêpières sont habillées en maid, parlant à peine français … de la pop culture japonaise pur jus, avec ses peluches et ses affiches pour amatrice de Sweet Lolita ! Un concept à importer à Nantes, au moins pendant les conventions  😉
Le service était … normal, pas de CB acceptée, des prix honnêtes, mais peu de places par contre pour s’asseoir, vous êtes prévenus ! (car je sais que vous y viendrez, hu hu !)

Sadaharu AOKI ou la pâtisserie japonaise haut de gamme

Nous passons d’un extrême à un autre, mais je tenais à y aller : la pâtisserie Sadaharu AOKI ! Elle est tellement réputée que j’en entendais parler par pas mal d’amis trainant à Paris. Nous sommes allés à celle de la rue de Rennes, près de Montparnasse. Malheureusement les photos à l’intérieur sont interdites …
Que dire sinon que les pâtisseries aux ingrédients exotiques sont magnifiques, que les chocolats sont d’une simplicité trompeuse, que les prix sont exorbitants ! Environ 6€ la part de gâteau au thé vert, 4,50€ les 4 carrés de chocolat au Yuzu  o_O  mais goûtez et en bon masochistes gastronomes, vous y retournerez  😎

 

Et oui tout a une fin … nous étions bien épuisés après un tel programme ! Mais je prévois déjà une prochaine sortie japan addict : le manga café Kame House Café – Cosplay Café près de Couronnes, le célèbre Kawaii Café près de République, le restaurant de udon Sanukiya, et Aki l’autre restaurant d’okonomiyaki  😀

2 commentaires Ajoutez le votre

  1. C’est un séjour bien sympathique que tu as passé, gastronomie et Myiazaki! Tout ce que j’apprécie ^^! Le vent se lève était vraiment très beau! par contre je ne trouve pas que l’on doute de son attachement envers Nahoko, j’ai eu l’impression que c’est grâce à son soutien qu’il arrive à se surpasser dans la conception de ses avions.

  2. SuzieSuzy dit :

    Coucou Noda, désolée d’avoir tardé à te répondre, trop de boulot T_T
    C’était une journée sympathique en effet, on est pas loin de tes pérégrinations parisiennes, il ne manque plus que les expo artistiques 😉
    Pour « Le vent se lève », pas mal ont protesté sur mon billet ^_^’ loin de jeter le film aux orties, je trouve juste troublant cette façon de traiter la seconde partie du film, celle-ci faisant la part belle à la distinction fond/forme. La première partie (et l’ensemble de la filmographie) excelle dans le fond et la forme, mais la seconde est d’une troublante maladresse. Je ne doute pas de son attachement réel, mais la forme tend à montrer le contraire. Jiro est (volontairement) maladroit, (succinctement) passionné, il doit assumer deux lourdes responsabilités et choisit sa patrie (et son avion). Comme le disait un ami, la vie de Miyazaki se reflète dans celle de Jiro : le sacrifice de sa vie personnelle pour aller jusqu’au bout de ses rêves et de ses idées. S’il n’y avait pas cette scène de la première nuit malgré la maladie de Nahoko, j’aurais encore plus douté ! Il aurait juste fallu un scène ou une tirade, par exemple souligner que sa fin était très proche et qu’elle tentait de cacher sa fatigue, pour qu’on se rende compte de l’immense sacrifice auquel ils auront consenti. Si ça y était, je ne l’ai pas du tout ressenti … Bref la fin m’a semblé un peu rapide et froide !
    J’espère que tu n’es pas trop contrariée par mes remarques :-X mais contrairement à beaucoup, c’est l’un de mes films préférés de Miyazaki, pour cette première partie totalement enchanteresse 😀

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